Trinquez à ma réussite SVP!
31/05/2008, 21:59
Cette semaine je suis nouvellement diplômée! Et oui ...
J'ai passé un examen qui s'appelle le DIE, Diplôme International d'Espagnol; diplôme à priori reconnu internationalement ... je l'espère en tout cas
. Je n'ai passé que l'oral; il existe aussi la partie écrite mais le fait de peu pratiquer l'écrit (et aussi un peu de flegme je l'avoue
), ont fait que j'ai décidé de ne passer que l'oral.
C'est un diplôme sur 10 niveaux; j'ai passé un test et ai présenté ainsi le niveau 8, soit niveau avancé
!
J'ai obtenu 73/100 et donc validé ce niveau, je suis plutôt fière et surtout soulagée, du genre "ça, c'est fait!"
Je me suis dit que c'était le moment ou jamais de le présenter; il peut se passer en France aussi mais je suis aujourd'hui à l'apogée niveau pratique...
A défaut de trinquer à ma réussite avec vous, on trinquera à mon retour!
El Chiki Chiki !
24/05/2008, 14:13
Madrid est sous la pluie et le ciel gris depuis plus d'un mois, pas encore les tongs , ni les lunettes de soleil... le moral est au plus bas. Heureusement le Chiki chiki est là pour remonter le moral des troupes!
Plus sérieusement: "Baila el Chiki Chiki" est le titre présenté par l'Espagne cette année à l'Eurovision. Cela fait polémique!
Même si quelques espagnols ont honte de leur représentant espagnol pour l'Eurovision 2008 essayant d'analyser le contenu de cette chanson et son représentant, la majorité en est trés fière! En effet, il s'agit d'une parodie, d'une imposture. La vraie question aujourd'hui est plutôt l'Eurovision mérite-t-elle plus que cela? Selon les espagnols, non en majorité!
Les paroles n'ont pas vraiment de sens ou plutôt aucun sens littéraire, comme on peut s'en doute en voyant son interprète! Il parle de la danse qui s'appelle ' le Chiki Chiki' , il explique comment ça se danse et aussi le succés que cette danse auprés de son entourage et même dans le monde entier ...
Bonne chance à toi Rodolfo!
Cliquer ici: Baila el Chiki Chiki par Rodolfo Chikilicuatre
Week-end flamenco
23/05/2008, 17:32
Alicia reçevait ce week end des cousins italiens; je me suis joins à eux pour aller à ce qu'on appelle ici un "tablao flamenco", sorte de cabaret où ont lieu des représentations de flamenco. Nous avons donc pu apprécier le spectacle dans une petite salle en sous sol, autour de petites tables et d'un bon verre de vin. Il y avait deux guitaristes, deux chanteurs et un couple de danseurs. Mes impressions: j'ai beaucoup apprecié la musique; les chanteurs quant à eux ... et bien... à mon goût vraiment trés plaintif (certes l'essence même du flamenco!) mais je n'ai pas réussi à rentrer dans leur 'trip'. Niveau danse, cela semble vraiment trés physique car aprés deux minutes sur scène, ils étaient en sueur, sans forcément trop bouger mais l'effort semblait venir du plus profond d'eux même (honte à moi pour cette description plus que d'amateur, mais c'est ce que j'ai ressenti
). En tout cas, c'était impressionnant à voir. Les deux danseurs avaient beaucoup de classe et beaucoup de caractère.
Les danseurs de flamenco ne sont pas faciles à prendre en photos...
Quant au samedi soir, au théatre Albeniz se jouait l'oeuvre de Carmen en ballet flamenco. Nous nous y sommes rendues Amanda, Gloria et moi. Tréeeees bonne soirée.
Musiciens, chanteurs et danseurs... dans une ambiance, un décor et des costumes beaucoup plus "soft" que la veille (et bien plus à mon goût!). La troupe de danseurs, composée d'une vingtaine d'hommes et femmes, ont donné une représentation trés précise et trés gracieuse. Les voir effectuer avec autant de rigueur que le ballet classique les pas de flamenco, le bruit de chaque pas accompagnant la musique ou faisant même à lui seul le rythme du ballet... fut un trés bon moment. Il s'agissait de la troupe Antonio Gades, fameux danseur et chorégraphe de flamenco (aujourd'hui décédé).
Réponse des espagnols face à l'invasion française: el Dos de Mayo.
02/05/2008, 18:52
Le 2 Mai est un jour ferié dans toute la communauté de Madrid. Cela en souvenir du 2 Mai 1808 où le peuple madrilène s'est rebellé contre l'armée française entraînant par la suite tout un pays uni contre la tentative d'envahissement de Napoléon et ses troupes...
2008 est l'année du bicentenaire.
Aujourd'hui, je ne suis pas sortie de l'appart ou du moins je n'ai pas ouvert la bouche
!
Depuis que je suis arrivée à Madrid, de nombreuses personnes me content cet évenement, réelle fierté nationale, dont je n'avais pas connaissance auparavant. Il existe à Madrid la Place Dos de Mayo, le jour ferié Dos de Mayo, les fameux tableaux de Goya représentant les scènes d'affrontements... et de nombreux autres témoignages de cette époque.
L'un des plus fameux tableaux de Goya: "Fusilamientos del 3 de Mayo"
Bref résumé ce que j'ai compris de ces évenements:
Les français, alors alliés des espagnols au début du XIXème siècle, ont petit à petit pris position en Espagne afin de conquérir conjointement le Portugal. En une année, ce positionnement s'est finalement transformé en une invasion insidieuse. Napoleon avait, en fait, de son côté, la majorité des institutions espagnols: gouvernement, armée, aristocratie.... Ces 'afrancesados' comptaient sur l'aide de Napoleon pour sortir de l'absolutisme espagnol.
Cependant, à la vue de ce qui se tramait, le peuple madrilène s'est soulevé cette fameuse journée du 2 Mai 1808, défendant sa nation. A partir de cette date, l'Espagne entière est entrée en guerre civile, nommée aussi "guerre d'indépendance" jusqu'à se terminer, quelques 6 ans plus tard, par un retrait des troupes françaises et le rétablissement de Ferdinand VII, roi d'Espagne, jusqu'alors remplacé par Joseph Bonaparte (frère de Napoléon ) que ce dernier avait mis à la tête de l'Espagne pendant ces années de conflit. La difficulé pour les troupes françaises semble avoir été plus dans les "guerillas locales" organisées par le peuple que dans la force directe de l'armée espagnole.
Côté européen, cette rebellion a changé les mentalités: les troupes de Napoléon, jusque là toutes puissantes, pouvaient être battues.
Ce jour s'est transmis dans la mémoire des Madrilènes, au fil de générations, et reste fort présent dans leur rapport à la France.
